Festival

Texte en cours

TEXTE EN COURS

Création de 5 Bulles Sonores : 1 bulle / 1 auteur / 1 extrait lu / 1 univers. Les Bulles s’envoleront sur la toile du 23 au 27 novembre à 19h, sur le site internet et la page Facebook du festival et mettront à l’honneur les auteur.trice.s de l’édition 2020 de Texte En Cours : Marion Guilloux, Erickson Jeudy, Pauline Picot, Laure Poudevigne et Katharina Stalder (traductrice de Julia Haenni, sélectionnée par la MAV).

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Cie Les Perles de Verres • Béla Czuppon

L’ÉLAN DE L’AUTRE

Rencontre professionnelle autour de la traduction

Notre proposition s’appelle « L’élan de l’autre » et non pas « L’élan vers l’autre ». L’acte de traduction cherchant à capter et accueillir le souffle et l’énergie (poétique) d’une autrice ou d’un auteur étranger, cet accueil de la langue de l’autre déplace la nôtre. Et c’est heureux : faite de croisements et de contiguïté avec d’autres, toute langue est enrichie de vitalités allogènes.
Au-delà même de la traduction, nous souhaitons pendant ce temps de rencontre expérimenter les écarts et tenter des déplacements générés moins par le sens des mots que par leur sensualité rythmique, la richesse de leurs couleurs ou des paysages qu’ils chantent.
Avec :
– Daniel Lühman (traducteur littéraire français, s’intéressant également à la danse, à la chorégraphie en espace public et aux interactions possibles entre texte et mouvement)
– Tomislav Zajec (auteur croate)
– Karine Samardžija (traductrice du croate au français)
– Reyhan Özdilek (traductrice, actrice, danseuse et metteure en scène turque)
– David Léon (auteur français)
– Béla Czuppon (directeur artistique de la Compagnie Les Perles de Verre, anime La baignoire – lieu des écritures contemporaines de Montpellier)
– Florence March (professeur de théâtre et traductrice)

ENSAD Montpellier • Bérangère Vantusso

COMPRENDRE LA VIE

d’après un texte de Charles Pennequin

“Tous les matins, je me lève et je suis mort de rire”. Dans une scénographie minimaliste mettant en valeur le jeu des interprètes, Bérangère Vantusso rend hommage à l’écriture unique de Charles Pennequin, à la fois drôle et grinçante, impitoyable à l’égard de nos croyances. Une expérience singulière, intime et sensible.

Comprendre la vie, comprendre la mort, comprendre la société, comprendre l’amour… Et si nos illusions pouvaient paradoxalement commencer à se dissoudre dans les plis du jeu théâtral, au sens ludique et mécanique, et à l’appui de marionnettes ? Bérangère Vantusso a conçu sa mise en scène avec les acteurs de la promotion 2020 de l’ENSAD de Montpellier comme un projet “d’anthropologie poétique”, lequel place le spectateur dans le rôle d’un anthropologue à qui il appartient de créer des liens entre des fragments pour voir se développer une approche du monde sans concession et sans repère définitif, une pensée vitale et urgente d’une génération qui va «droit dans le mur mais tête haute». Avec une adresse au public très simple, donc d’autant plus délicate, qui casse les codes du théâtre – même s’il y a du théâtre bien sûr, et aussi du clown, de la marionnette, il y a de la fanfare et toute la poésie protéiforme de Pennequin – Bérangère Vantusso invente une parole scénique kaléidoscopique. Les voix sont comme des corps qui se rencontrent, se quittent, interfèrent et s’entrechoquent, tandis que les corps, entre hors champ à vue et cavité autorisant les disparitions, forment et délitent des compositions graphiques dans l’espace, en une alternance de phases picturales et de phases toniques, jusqu’à atteindre une étonnante introspection collective, d’un nous qui se regarde de plus près, de l’intérieur, un nous avec et non face au public.

ENSAD Montpellier • Gildas Milin

MON CORPS C’EST LE MONDE

Auteur, acteur, metteur en scène, directeur de l’ENSAD de Montpellier et du Hangar Théâtre, Gildas Milin a écrit pour les comédiens issus de l’ENSAD une fiction sur le terrorisme écologique.
Un groupe de jeunes gens atteints, pour la plupart, de maladies environnementales – sclérose en plaques, myofasciite à macrophages, Asperger, fibromyalgie, trouble de l’évolution du développement, troubles neuropsy, etc. – ont commencé à faire le rapprochement entre la destruction de leurs corps et la destruction du monde. Ils ne croient plus à une « transition écologique » qui permettrait de diviser, avant 2050, l‘ensemble des dépenses énergétiques par 6, afin d’éviter l’explosion de la « bombe écologique » : un réchauffement climatique tel, d’ici la fin du 21ème siècle, qu’il mettrait en danger la vie humaine sur terre.
Leur ambition : provoquer des accidents majeurs de façon à bousculer l’humanité et la forcer à lutter pour sa survie avant que n’advienne la “catastrophe ultime” qu’ils envisagent. Leurs attentats visent en particulier les centres d’études et manipulations de souches de virus considérées comme les plus dangereuses au monde du type Ebola, dans le but de créer une attaque biologique de dimension planétaire.
L’action commence alors que les attentats qu’ils devaient lancer ont été déjoués. Ils ont été arrêtés et enfermés par le Bureau de Lutte Anti-Terroriste (BLAT) dans l’attente de leur procès. Une scientifique les accueille dans les sous-sols d’un laboratoire militaire transformé pour l’occasion en prison expérimentale.
Au sein d’une scénographie épurée, quasi-clinique, Gildas Milin conduit ses élèves à développer une énergie collective impressionnante.

La NOUR

MEKTOUB

Mektoub, c’est un seule-en-scène multi-personnages mi-standup de cirque, mi-chant sous la
douche, mi-danse expérimentale et mi-makrouds de ma Mima.
Des formes, des femmes, une femme : boule à facettes aux multiples ipséités. Tantôt blédarde,
tantôt lascarde ou encore chanteuse-philosophe du dimanche , sorte de journée portes ouvertes au
cœur d’une trentenaire qui questionne ce dont elle hérite et ce dont elle s’acquiert, ce dont elle a
honte et ce dont elle est fière. Une odeur de menthe fraîche embaume l’atmosphère, un cerceau y
défie les règles métaphysiques. Un corps qui parle de 1001 manières ; une spirale éternelle en quête
d’amour-propre et de lumière. Auto-fiction poéticomique, aux couleurs d’ici et là-bas, récit intime,
éclectique : comme un hommage à tout ce qui compose notre Soi erratique.

La NOUR est une jeune compagnie polymorphe et pluridisciplinaire, basée à Toulouse. Son travail s’axe principalement autour des thématiques de l’Être et du Soi, avec Soi et avec l’Autre.
L’Autre e(s)t son regard, Toi mon miroir.

La compagnie a été fondée fin 2018 par Mounâ Nemri dans le but de porter cette première création longue, Mektoub. Avant cela, deux formes courtes on été tournées : Echolalies d’une licorne albinos de 2014 à 2016, puis TIGERBALM depuis 2016 (encore en diffusion). C’est en 2018 que commence la création de Mektoub, au sein de l’année d’insertion professionnelle du Lido.

La NOUR est une compagnie portée par Kyrielle Création, avec Christine Sabrié à l’administration.

 

Laura Kirschenbaum

NO HARD FEELINGS

NO HARD FEELINGS s’inscrit dans un projet au long cours, Le H.A.N.D, dont il constitue, après Word ! Je te donne ma parole, le second solo. Remontant jusqu’à la scène originaire – pomme croquée, humanité damnée – Laura Kirshenbaum tord le cou aux représentations archétypales de la femme, en célébrant les avatars d’Eve à la loupe du devenir-sorcière, devenir-putain, devenir-misérable.

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Biennale des Arts de la Scène en Méditérranée

Biennale des Arts de la Scène en Méditérranée

La Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée n’aura pas lieu, les représentations ainsi que les activités, rencontres, laboratoires, expositions, prévus dans ce cadre, sont annulés.
La Méditerranée peut aujourd’hui, comme à son heure la Palestine pour Mahmoud Darwich, valoir pour nous comme métaphore. C’est un nom sans drapeau. C’est la concentration, à si petite échelle, de tant de frontières et de dialectes, de fractures ouvertes sur les routes du commerce, de la guerre et du tourisme. C’est un espace où des peuples voisins partagent le poids des désastres et la joie des levées. C’est une mythologie, trempée dans la matière historique des luttes. La Méditerranée est une scène.
Initiée par le Théâtre des 13 vents CDN Montpellier et portée par un ensemble de partenaires culturels à Montpellier et à l’entour, la Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée réunit du 2 au 21 novembre 2020 des artistes et des équipes artistiques travaillant sur les rives de la Méditerranée.
Imaginée comme un lieu de partage des œuvres et de la pensée, la Biennale propose un programme de spectacles, d’ateliers, de rencontres et de lectures, mêlant théâtre, danse, musique, cirque, écritures contemporaines.
Donner un aperçu de la création contemporaine en Méditerranée, croiser des territoires géographiques et imaginaires, partager avec tous des questions artistiques et politiques, rendre sensibles les contradictions et les espérances, c’est là l’idée, l’esprit qui animent cette Biennale, sa seule et simple nécessité
Les 06 et 07.11 • 18:00
Louise Arcangioli • CE QU’IL ME RESTE
Cinq femmes entrent dans ce qu’il reste d’une maison. Elles commencent à construire une table. Elles construisent depuis cette table l’espace scénique, psychique et poétique dans lequel élaborer une parole et reconstituer des souvenirs ; c’est un chantier, qu’elles lancent pour questionner et comprendre leur place de femmes dans la famille et la société.
« [C’est] l’irruption d’une prise de conscience. Irruption douloureuse, mais suivie d’une joie, d’une force particulière, d’un sentiment de délivrance, de solitude brisée », dit Annie Ernaux à propos de la lecture de Bourdieu. C’est ce choc ontologique et ce qu’il fait advenir que nous voulions mettre en scène. La lutte de ces femmes pour ne plus perpétuer l’histoire, pour venir perturber la répétition.
Ce qu’il me reste de l’héritage avec lequel nous construisons. Ce qu’il me reste d’elle, de la mère, comme gestes, habitudes, comme ressemblances. Ce qu’il me reste comme objets : comme poids à porter ou comme supports. Ce qu’il me reste à faire, pour pouvoir avancer. Ce à quoi je dois renoncer, ce que je laisse là. Et encore ce qu’il me reste à vivre.
Note : les actrices fument de nombreuses cigarettes durant la pièce, ce qui pourrait déranger le confort de certains spectateurs.


Le 09.11 • 18:00
La NOUR • Mounâ Nemri • MEKTOUB
Un seule-en-scène multi-personnages; mi-théâtre de cirque, mi-chant sous la douche, mi-danse expérimentale et mi-makrouds de ma Mima.
Des formes, des femmes, une femme : boule à facette aux multiples ipséités. Une « blédarde » à la poétique lumineuse, une jeune lascarde et sa part d’ombre, le tout raconté par une trentenaire qui questionne ce dont elle hérite et ce dont elle s’acquiert, ce dont elle a honte et ce dont elle est fière. Une odeur de menthe fraiche embaume l’atmosphère, des cerceaux qui se transforment et défient les règles métaphysiques. Un corps qui parle de 1001 manières. Une spirale éternelle , en quête d’amour-propre, d’affirmation et de lumière. Une auto-fiction poéticomique, aux couleurs d’ici et là-bas, un récit intime, éclectique, comme un hommage à tout ce qui compose notre soi erratique.

Le 09.11 • 19:00
Laura Kirschenbaum • NO HARD FEELINGS
NO HARD FEELINGS s’inscrit dans un projet au long cours, Le H.A.N.D, dont il constitue, après Word ! Je tedonne ma parole, le second solo. Remontant jusqu’à la scène originaire – pomme croquée, humanité damnée – Laura Kirshenbaum tord le cou aux représentations archétypales de la femme, en célébrant les avatars d’Eve à la loupe du devenir-sorcière, devenir-putain, devenir-misérable. Sa recherche, inspirée par les travaux de la théoricienne féministe Rosi Braidotti, se double d’une approche complexe de la corporéité, toujours en perpétuelle évolution, aux confins de l’imaginaire et de sa prolifération d’images. Entre geste ordinaire et mouvement chorégraphié, récit structurant et parole insensée, c’est dans les écarts que se troublent et s’inventent les fictions de la féminité.

Le 13.11 • 14:30
Rencontre avec Marie-José Mondzain, philosophe
Marie-José Mondzain est philosophe, directrice émérite au CNRS, spécialiste du rapport à l’image. Son travail se prolonge dans le champ politique.
Invitée à travailler avec les élèves de l’ENSAD de Montpellier, Marie-José Mondzain assistera également aux spectacles de la Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée. À la suite de quoi, elle échangera sur ce parcours de spectatrice lors d’une discussion ouverte aux étudiants de l’ENSAD, d’exerce, de la Filière Théâtre et Cinéma de l’Université Paul-Valéry et du Centre des arts du cirque Balthazar…

Le 14.11 • 18:00
L’élan de l’autre • Rencontre professionnelle autour de la traduction
Notre proposition s’appelle « L’élan de l’autre » et non pas « L’élan vers l’autre ». L’acte de traduction cherchant à capter et accueillir le souffle et l’énergie (poétique) d’une autrice ou d’un auteur étranger, cet accueil de la langue de l’autre déplace la nôtre. Et c’est heureux : faite de croisements et de contiguïté avec d’autres, toute langue est enrichie de vitalités allogènes.
Au-delà même de la traduction, nous souhaitons pendant ce temps de rencontre expérimenter les écarts et tenter des déplacements générés moins par le sens des mots que par leur sensualité rythmique, la richesse de leurs couleurs ou des paysages qu’ils chantent.
Avec :
– Daniel Lühman (traducteur littéraire français, s’intéressant également à la danse, à la chorégraphie en espace public et aux interactions possibles entre texte et mouvement)
– Tomislav Zajec (auteur croate)
– Karine Samardžija (traductrice du croate au français)
– Reyhan Özdilek (traductrice, actrice, danseuse et metteure en scène turque)
– David Léon (auteur français)
– Béla Czuppon (directeur artistique de la Compagnie Les Perles de Verre, anime La baignoire – lieu des écritures contemporaines de Montpellier)
– Florence March (professeur de théâtre et traductrice)

Comprendre la vie • Bérangère Vantusso

"Tous les matins, je me lève et je suis mort de rire". Dans une scénographie minimaliste mettant en valeur le jeu des interprètes, Bérangère Vantusso rend hommage à l'écriture unique de Charles Pennequin, à la fois grinçante et drôle, impitoyable à l'égard de nos croyances. Comprendre la vie, comprendre la mort, comprendre l'amour... Et si les illusions pouvaient paradoxalement se dissoudre à l'appui de marionnettes ? Une expérience singulière, intime et sensible.

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Warm Up

Warm Up, c'est un "festival dans le festival". Avec ce rendez-vous, depuis quatre ans, le Printemps des Comédiens ouvre une fenêtre sur les créations en cours de compagnies au travail. Différentes structures culturelles du territoire ont pris le parti, en dépit de l'annulation du Printemps, de le proposer aux publics à la rentrée, pour continuer à provoquer ces échanges si fertiles autour de projets artistiques, particulièrement ancrés dans le réel cette année.

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