Duo Pauline Collin & Claire Barrabès
Mektoub, c’est un seule-en-scène multi-personnages mi-standup de cirque, mi-chant sous la
douche, mi-danse expérimentale et mi-makrouds de ma Mima.
Des formes, des femmes, une femme : boule à facettes aux multiples ipséités. Tantôt blédarde,
tantôt lascarde ou encore chanteuse-philosophe du dimanche , sorte de journée portes ouvertes au
cœur d’une trentenaire qui questionne ce dont elle hérite et ce dont elle s’acquiert, ce dont elle a
honte et ce dont elle est fière. Une odeur de menthe fraîche embaume l’atmosphère, un cerceau y
défie les règles métaphysiques. Un corps qui parle de 1001 manières ; une spirale éternelle en quête
d’amour-propre et de lumière. Auto-fiction poéticomique, aux couleurs d’ici et là-bas, récit intime,
éclectique : comme un hommage à tout ce qui compose notre Soi erratique.
La NOUR est une jeune compagnie polymorphe et pluridisciplinaire, basée à Toulouse. Son travail s’axe principalement autour des thématiques de l’Être et du Soi, avec Soi et avec l’Autre.
L’Autre e(s)t son regard, Toi mon miroir.
La compagnie a été fondée fin 2018 par Mounâ Nemri dans le but de porter cette première création longue, Mektoub. Avant cela, deux formes courtes on été tournées : Echolalies d’une licorne albinos de 2014 à 2016, puis TIGERBALM depuis 2016 (encore en diffusion). C’est en 2018 que commence la création de Mektoub, au sein de l’année d’insertion professionnelle du Lido.
La NOUR est une compagnie portée par Kyrielle Création, avec Christine Sabrié à l’administration.
Bien que vivant entre l’Algérie, l’Espagne et la France, les personnages de ces histoires semblent cheminer contre vents et marées, dans un couloir où ces vents hurlants tempêtent leurs vies. On pourrait appeler ces remue-ménages célestes : guerres, accidents, séparations, maladies, dépressions… Disons que les vents tracent un sillon dans lequel ces personnages tentent d’avancer, inlassablement, génération après génération.
Création les 13, 14 & 15 janvier 2021 au Domaine d’O, Montpellier.
+ d’infos ici
Elles s’appellent Aglaé, Madelle, Fifi, Marthe, la môme Rosie, Nicole… Elles sont enfermées dans ce qui pourrait être une prison, voire un orphelinat dont seul le vote du public leur permettra de sortir. Elles vont donc devoir nous convaincre, se justifier, et surtout savoir se vendre pour échapper à leur sort.
Le 09.11 • 18:00
La NOUR • Mounâ Nemri • MEKTOUB
Un seule-en-scène multi-personnages; mi-théâtre de cirque, mi-chant sous la douche, mi-danse expérimentale et mi-makrouds de ma Mima.
Des formes, des femmes, une femme : boule à facette aux multiples ipséités. Une « blédarde » à la poétique lumineuse, une jeune lascarde et sa part d’ombre, le tout raconté par une trentenaire qui questionne ce dont elle hérite et ce dont elle s’acquiert, ce dont elle a honte et ce dont elle est fière. Une odeur de menthe fraiche embaume l’atmosphère, des cerceaux qui se transforment et défient les règles métaphysiques. Un corps qui parle de 1001 manières. Une spirale éternelle , en quête d’amour-propre, d’affirmation et de lumière. Une auto-fiction poéticomique, aux couleurs d’ici et là-bas, un récit intime, éclectique, comme un hommage à tout ce qui compose notre soi erratique.
Le 09.11 • 19:00
Laura Kirschenbaum • NO HARD FEELINGS
NO HARD FEELINGS s’inscrit dans un projet au long cours, Le H.A.N.D, dont il constitue, après Word ! Je tedonne ma parole, le second solo. Remontant jusqu’à la scène originaire – pomme croquée, humanité damnée – Laura Kirshenbaum tord le cou aux représentations archétypales de la femme, en célébrant les avatars d’Eve à la loupe du devenir-sorcière, devenir-putain, devenir-misérable. Sa recherche, inspirée par les travaux de la théoricienne féministe Rosi Braidotti, se double d’une approche complexe de la corporéité, toujours en perpétuelle évolution, aux confins de l’imaginaire et de sa prolifération d’images. Entre geste ordinaire et mouvement chorégraphié, récit structurant et parole insensée, c’est dans les écarts que se troublent et s’inventent les fictions de la féminité.
Le 13.11 • 14:30
Rencontre avec Marie-José Mondzain, philosophe
Marie-José Mondzain est philosophe, directrice émérite au CNRS, spécialiste du rapport à l’image. Son travail se prolonge dans le champ politique.
Invitée à travailler avec les élèves de l’ENSAD de Montpellier, Marie-José Mondzain assistera également aux spectacles de la Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée. À la suite de quoi, elle échangera sur ce parcours de spectatrice lors d’une discussion ouverte aux étudiants de l’ENSAD, d’exerce, de la Filière Théâtre et Cinéma de l’Université Paul-Valéry et du Centre des arts du cirque Balthazar…
Mon désir est de décortiquer les mécanismes du langage à travers un processus de travail axé sur l’imaginaire, la sensibilité et l’organicité des acteurs dans leur rapport à la parole. J’y vois le moyen pour chaque acteur de se réapproprier, voir de réinventer sa langue du quotidien pour exprimer un point de vue sur le monde qui soit le plus singulier possible – autant dans les thèmes développés, que dans la langue inventée. Chaque acteur est donc créateur à part entière dans le projet. Nous travaillons dans un premier temps sur l’écriture au plateau de parcours solo avec chacun, puis, dans un travail de dramaturgie et de danse, nous tenterons de croiser ces parcours et d’en faire une fiction commune.
Thomas Schneider
Des fleurs dans ta bouche est une pièce sur l’adolescence, sur ce passage délicat avant l’entrée dans la vie d’adulte, ce terrain vague avec ses propres règles, sa violence et ses petites joies.
A l’origine du projet : des rencontres avec des adolescents, en atelier d’écriture, en entretiens filmés. Des échanges autour de leurs premiers amours. Les souvenirs des quinze ans de l’autrice en écho à ceux d’une jeunesse actuelle, entre codes communs et fossés virtuels.
Pour beaucoup d’adolescentes, l’innocence des premiers émois se trouve confrontée à une violence du groupe, d’une classe de collège, d’un groupe de filles « populaires », ou d’un petit ami éconduit. Entre jalousie et moquerie, peut-on encore être amoureuse aujourd’hui ? Comment se construit-on à 15 ans, quels événements nous constituent ? Quelle est la part de responsabilité de notre famille dans nos errements intimes ? Peut-on se soustraire à notre éducation ? Le monde extérieur, politique, social, joue également un rôle dans cette construction.
Face à la famille et au monde des adultes : les amis et les premiers émois amoureux, les premières expériences sexuelles, les bonnes surprises et souvent les grosses déceptions. Tout au long de notre vie nous transporterons dans nos bagages ces échecs et ces joies adolescentes, nous les répéterons régulièrement, plus ou moins consciemment. Ces valises s’ouvriront par mégarde aux hasards d’une rupture, d’une rencontre, ou d’une chansons à la radio.
le Loup, Jessie Chapuis