L’ÉLAN DE L’AUTRE
Rencontre professionnelle autour de la traduction
Notre proposition s’appelle « L’élan de l’autre » et non pas « L’élan vers l’autre ». L’acte de traduction cherchant à capter et accueillir le souffle et l’énergie (poétique) d’une autrice ou d’un auteur étranger, cet accueil de la langue de l’autre déplace la nôtre. Et c’est heureux : faite de croisements et de contiguïté avec d’autres, toute langue est enrichie de vitalités allogènes.
Au-delà même de la traduction, nous souhaitons pendant ce temps de rencontre expérimenter les écarts et tenter des déplacements générés moins par le sens des mots que par leur sensualité rythmique, la richesse de leurs couleurs ou des paysages qu’ils chantent.
Avec :
– Daniel Lühman (traducteur littéraire français, s’intéressant également à la danse, à la chorégraphie en espace public et aux interactions possibles entre texte et mouvement)
– Tomislav Zajec (auteur croate)
– Karine Samardžija (traductrice du croate au français)
– Reyhan Özdilek (traductrice, actrice, danseuse et metteure en scène turque)
– David Léon (auteur français)
– Béla Czuppon (directeur artistique de la Compagnie Les Perles de Verre, anime La baignoire – lieu des écritures contemporaines de Montpellier)
– Florence March (professeur de théâtre et traductrice)
MEKTOUB
Mektoub, c’est un seule-en-scène multi-personnages mi-standup de cirque, mi-chant sous la
douche, mi-danse expérimentale et mi-makrouds de ma Mima.
Des formes, des femmes, une femme : boule à facettes aux multiples ipséités. Tantôt blédarde,
tantôt lascarde ou encore chanteuse-philosophe du dimanche , sorte de journée portes ouvertes au
cœur d’une trentenaire qui questionne ce dont elle hérite et ce dont elle s’acquiert, ce dont elle a
honte et ce dont elle est fière. Une odeur de menthe fraîche embaume l’atmosphère, un cerceau y
défie les règles métaphysiques. Un corps qui parle de 1001 manières ; une spirale éternelle en quête
d’amour-propre et de lumière. Auto-fiction poéticomique, aux couleurs d’ici et là-bas, récit intime,
éclectique : comme un hommage à tout ce qui compose notre Soi erratique.
La NOUR est une jeune compagnie polymorphe et pluridisciplinaire, basée à Toulouse. Son travail s’axe principalement autour des thématiques de l’Être et du Soi, avec Soi et avec l’Autre.
L’Autre e(s)t son regard, Toi mon miroir.
La compagnie a été fondée fin 2018 par Mounâ Nemri dans le but de porter cette première création longue, Mektoub. Avant cela, deux formes courtes on été tournées : Echolalies d’une licorne albinos de 2014 à 2016, puis TIGERBALM depuis 2016 (encore en diffusion). C’est en 2018 que commence la création de Mektoub, au sein de l’année d’insertion professionnelle du Lido.
La NOUR est une compagnie portée par Kyrielle Création, avec Christine Sabrié à l’administration.
LES PETITES FILLES
Elles s’appellent Aglaé, Madelle, Fifi, Marthe, la môme Rosie, Nicole… Elles sont enfermées dans ce qui pourrait être une prison, voire un orphelinat dont seul le vote du public leur permettra de sortir. Elles vont donc devoir nous convaincre, se justifier, et surtout savoir se vendre pour échapper à leur sort.
Les Petites Filles nous renvoie vers un futur possible des unités carcérales, où la durée d’emprisonnement serait indéfinie, la seule porte de sortie étant de séduire et de convaincre un jury citoyen que l’on est devenu apte à rejoindre la société, à se plier à ses règles et à se conformer à une certaine image sociale.
LE LOUP
Nous cherchons à interroger la « crise de la sensibilité » définie par Baptiste Morizot « comme un appauvrissement de tout ce que nous pouvons sentir, percevoir, comprendre, et tisser comme relations à l’égard du vivant. »
Esoé part en forêt et décide de ne pas revenir, mais de l’autre côté du fleuve : qui l’attend ? Quel est ce reflet, vivant, en rien humain et qui semble être son âme des temps originels ?
« Tout est blanc. Tout est devenu blanc. Partout. À perte de vue. Le plat et le relief se mélangent. On ne sait s‘il y a des roches, de l’herbe, des arbres, de l’eau. La neige partout. Comme une voile de bateau. Je commence à frissonner, et je pense à mes vêtements. Je dois marcher plus vite, rien ne doit se refroidir, plus vite, mes pieds ne doivent pas se refroidir pour avancer. Mes pieds ne doivent pas geler. Et c’est mon objectif. Mon premier objectif de cette longue traverse. J’ai marché sans savoir ce qu’il y avait devant, oubliant ce qu’il y avait derrière. La première fois depuis des heures, des jours, des mois, des années peut- être. Je porte mon objectif, il n’est pas à perte de vue, dans l’horizon, la brume et le ciel, il n’est pas sous mes pieds, dans l’antre et le souvenir, il est mes pieds. Mes pieds pour marcher. Je suis mes pieds. »
DANS LA FARINE INVISIBLE DE L’AIR
Pièce pour 5 clowns.
Sur une musique originale de FIXI.
Cinq clowns. C’est le début d’une multitude… Un groupe… une bande… un chœur ! Cinq clowns enfarinés traversent la vie.
Vie magique où le mystère naît d’un confetti, la catastrophe d’un bout de ficelle. Où les objets ont un sens. Où chaque chose est un morceau du monde.
Monde à prendre à bras le corps, avec enthousiasme ou perplexité.
Les clowns livrés à eux-mêmes feront ce qu’ils pourront, agitant leurs bras, leurs pieds et leurs cheveux