Accueils

Cie In Situ • Dag Jeanneret

ESPÈCE D'ANIMAL

Le récit s'articule autour du flot de pensées intérieures du héros narrateur, Paul un adolescent de 16 ans, entrecoupé par des scènes dialoguées correspondant à ses interactions avec d'autres personnes dans sa vie quotidienne (parents, professeurs, amis, petite amie, chien etc).

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Texte en cours

TEXTE EN COURS

Création de 5 Bulles Sonores : 1 bulle / 1 auteur / 1 extrait lu / 1 univers. Les Bulles s’envoleront sur la toile du 23 au 27 novembre à 19h, sur le site internet et la page Facebook du festival et mettront à l’honneur les auteur.trice.s de l’édition 2020 de Texte En Cours : Marion Guilloux, Erickson Jeudy, Pauline Picot, Laure Poudevigne et Katharina Stalder (traductrice de Julia Haenni, sélectionnée par la MAV).

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Le Groupe O • Lara Marcou & Marc Vittecoq

AINSI PASSE LA GLOIRE DU MONDE

Lors de la cérémonie d’intronisation d’un nouveau pape, un moine venait brûler à ses pieds une mèche d’étoupe en disant « Sancte Pater, sic transit gloria mundi  » – Saint Père, ainsi passe la gloire du monde.
Dans la Rome antique, lors de la parade de triomphe d’un général, un esclave se tenait à ses cotés pour lui murmurer « Memento mori » – Souviens-toi que tu es mortel.
De nos jours, cet esclave murmurant à l’oreille de l’homme blanc qui se pense tout puissant est une femme.

Cie Les Perles de Verres • Béla Czuppon

L’ÉLAN DE L’AUTRE

Rencontre professionnelle autour de la traduction

Notre proposition s’appelle « L’élan de l’autre » et non pas « L’élan vers l’autre ». L’acte de traduction cherchant à capter et accueillir le souffle et l’énergie (poétique) d’une autrice ou d’un auteur étranger, cet accueil de la langue de l’autre déplace la nôtre. Et c’est heureux : faite de croisements et de contiguïté avec d’autres, toute langue est enrichie de vitalités allogènes.
Au-delà même de la traduction, nous souhaitons pendant ce temps de rencontre expérimenter les écarts et tenter des déplacements générés moins par le sens des mots que par leur sensualité rythmique, la richesse de leurs couleurs ou des paysages qu’ils chantent.
Avec :
– Daniel Lühman (traducteur littéraire français, s’intéressant également à la danse, à la chorégraphie en espace public et aux interactions possibles entre texte et mouvement)
– Tomislav Zajec (auteur croate)
– Karine Samardžija (traductrice du croate au français)
– Reyhan Özdilek (traductrice, actrice, danseuse et metteure en scène turque)
– David Léon (auteur français)
– Béla Czuppon (directeur artistique de la Compagnie Les Perles de Verre, anime La baignoire – lieu des écritures contemporaines de Montpellier)
– Florence March (professeur de théâtre et traductrice)

ENSAD Montpellier • Bérangère Vantusso

COMPRENDRE LA VIE

d’après un texte de Charles Pennequin

« Tous les matins, je me lève et je suis mort de rire ». Dans une scénographie minimaliste mettant en valeur le jeu des interprètes, Bérangère Vantusso rend hommage à l’écriture unique de Charles Pennequin, à la fois drôle et grinçante, impitoyable à l’égard de nos croyances. Une expérience singulière, intime et sensible.

Comprendre la vie, comprendre la mort, comprendre la société, comprendre l’amour… Et si nos illusions pouvaient paradoxalement commencer à se dissoudre dans les plis du jeu théâtral, au sens ludique et mécanique, et à l’appui de marionnettes ? Bérangère Vantusso a conçu sa mise en scène avec les acteurs de la promotion 2020 de l’ENSAD de Montpellier comme un projet « d’anthropologie poétique », lequel place le spectateur dans le rôle d’un anthropologue à qui il appartient de créer des liens entre des fragments pour voir se développer une approche du monde sans concession et sans repère définitif, une pensée vitale et urgente d’une génération qui va «droit dans le mur mais tête haute». Avec une adresse au public très simple, donc d’autant plus délicate, qui casse les codes du théâtre – même s’il y a du théâtre bien sûr, et aussi du clown, de la marionnette, il y a de la fanfare et toute la poésie protéiforme de Pennequin – Bérangère Vantusso invente une parole scénique kaléidoscopique. Les voix sont comme des corps qui se rencontrent, se quittent, interfèrent et s’entrechoquent, tandis que les corps, entre hors champ à vue et cavité autorisant les disparitions, forment et délitent des compositions graphiques dans l’espace, en une alternance de phases picturales et de phases toniques, jusqu’à atteindre une étonnante introspection collective, d’un nous qui se regarde de plus près, de l’intérieur, un nous avec et non face au public.

Mab • Marie Vauzelle

MAELSTRÖM

Née sourde, elle est maintenant appareillée mais reste différente aux yeux de ses camarades. Véra est amoureuse, elle vient d’être éconduite, parce qu’on ne sort pas avec une fille « handicapée ». Au coin d’une rue, au coeur de la grande ville indifférente, elle laisse éclater sa tristesse et son désir de vivre.
Ce texte est une façon d’interroger notre regard sur ceux qui ne nous ressemblent pas.
Et plus largement de dénoncer la grande usine sociale à fabriquer des identités fixes, qui fonctionne aujourd’hui à plein régime. Il fait écho aux combats de nombreux sourds pour que leur différence ne soit plus conçue comme un handicap, un « moins », mais simplement une différence, qui peut avoir sa place dans la société.