Accueils

Collectif S.N.L.R • Anaëlle Houdart & Manon Petitpretz

L’ENFANT

L’Enfant s’adresse aux adultes.
L’Enfant s’adresse directement aux spectateur.rice.s ayant encore une âme d’enfant.
L’Enfant s’adresse également aux auditeur.rice.s ayant occulté leur enfance.

Cette création est une mise en son et lumière de l’enfance au travers d’un dispositif à la fois visuel et sonore, mêlant création musicale et vidéo composée autour du recueil de nouvelles fictionnelles et poétiques de L’Enfant écrit par Manon Petitpretz.

Le recueil de L’Enfant est composé d’une trentaine de nouvelles qui relatent la rencontre et la relation d’un très jeune enfant et de son auteur (camouflant volontairement la marque du féminin pour ne pas devenir “mère”).
Les textes de L’Enfant suivent le parcours de ces deux “êtres-personnages” venant à se rencontrer : l’enfant, et son adulte se présentant parfois comme son auteur ou tout simplement comme son narrateur. L’adulte semble être le créateur de ce jeune enfant qui oscille d’un texte à l’autre comme être de papier ou comme enfant véritable dont on ne connaît ni le prénom, ni l’âge et qui traîne dans les pattes d’un narrateur dont on ne sait également que peu de choses. A moins que ce soit plutôt le narrateur qui traîne dans les pattes de l’enfant. Il s’agit d’une histoire d’engagement et d’amour sur une couche de traumatismes liés à l’enfance et à cet apprentissage à être au monde, au monde réel.

L’Enfant, c’est celui qui apprend, qui teste, tombe et se relève. L’adulte oublie, lui, que tomber est une chose normale de la vie. L’Enfant est en apprentissage total, tout le temps en train d’essayer. L’adulte met des coups de règle en bois sur les doigts de l’Enfant dyslexique qui apprend à écrire. L’Enfant apprend à se redresser et à ne jamais abandonner. L’Enfant fait des tas de choses pour entrer, pour “se comprendre au monde” (dans les deux sens du terme : comprendre le monde et s’y comprendre).
L’Enfant se crée – il engendre le monde.

L’Enfant est un concert audiovisuel, une “scène d’exposition” d’une heure à l’image de cet enfant vagabond, qui ne souhaite vouloir s’achever.

Cie In Situ • Dag Jeanneret

ESPÈCE D'ANIMAL

Le récit s'articule autour du flot de pensées intérieures du héros narrateur, Paul un adolescent de 16 ans, entrecoupé par des scènes dialoguées correspondant à ses interactions avec d'autres personnes dans sa vie quotidienne (parents, professeurs, amis, petite amie, chien etc).

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Texte en cours

TEXTE EN COURS

Création de 5 Bulles Sonores : 1 bulle / 1 auteur / 1 extrait lu / 1 univers. Les Bulles s’envoleront sur la toile du 23 au 27 novembre à 19h, sur le site internet et la page Facebook du festival et mettront à l’honneur les auteur.trice.s de l’édition 2020 de Texte En Cours : Marion Guilloux, Erickson Jeudy, Pauline Picot, Laure Poudevigne et Katharina Stalder (traductrice de Julia Haenni, sélectionnée par la MAV).

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Le Groupe O • Lara Marcou & Marc Vittecoq

AINSI PASSE LA GLOIRE DU MONDE

Lors de la cérémonie d’intronisation d’un nouveau pape, un moine venait brûler à ses pieds une mèche d’étoupe en disant “Sancte Pater, sic transit gloria mundi ” – Saint Père, ainsi passe la gloire du monde.
Dans la Rome antique, lors de la parade de triomphe d’un général, un esclave se tenait à ses cotés pour lui murmurer “Memento mori” – Souviens-toi que tu es mortel.
De nos jours, cet esclave murmurant à l’oreille de l’homme blanc qui se pense tout puissant est une femme.

Cie Les Perles de Verres • Béla Czuppon

L’ÉLAN DE L’AUTRE

Rencontre professionnelle autour de la traduction

Notre proposition s’appelle « L’élan de l’autre » et non pas « L’élan vers l’autre ». L’acte de traduction cherchant à capter et accueillir le souffle et l’énergie (poétique) d’une autrice ou d’un auteur étranger, cet accueil de la langue de l’autre déplace la nôtre. Et c’est heureux : faite de croisements et de contiguïté avec d’autres, toute langue est enrichie de vitalités allogènes.
Au-delà même de la traduction, nous souhaitons pendant ce temps de rencontre expérimenter les écarts et tenter des déplacements générés moins par le sens des mots que par leur sensualité rythmique, la richesse de leurs couleurs ou des paysages qu’ils chantent.
Avec :
– Daniel Lühman (traducteur littéraire français, s’intéressant également à la danse, à la chorégraphie en espace public et aux interactions possibles entre texte et mouvement)
– Tomislav Zajec (auteur croate)
– Karine Samardžija (traductrice du croate au français)
– Reyhan Özdilek (traductrice, actrice, danseuse et metteure en scène turque)
– David Léon (auteur français)
– Béla Czuppon (directeur artistique de la Compagnie Les Perles de Verre, anime La baignoire – lieu des écritures contemporaines de Montpellier)
– Florence March (professeur de théâtre et traductrice)

ENSAD Montpellier • Bérangère Vantusso

COMPRENDRE LA VIE

d’après un texte de Charles Pennequin

“Tous les matins, je me lève et je suis mort de rire”. Dans une scénographie minimaliste mettant en valeur le jeu des interprètes, Bérangère Vantusso rend hommage à l’écriture unique de Charles Pennequin, à la fois drôle et grinçante, impitoyable à l’égard de nos croyances. Une expérience singulière, intime et sensible.

Comprendre la vie, comprendre la mort, comprendre la société, comprendre l’amour… Et si nos illusions pouvaient paradoxalement commencer à se dissoudre dans les plis du jeu théâtral, au sens ludique et mécanique, et à l’appui de marionnettes ? Bérangère Vantusso a conçu sa mise en scène avec les acteurs de la promotion 2020 de l’ENSAD de Montpellier comme un projet “d’anthropologie poétique”, lequel place le spectateur dans le rôle d’un anthropologue à qui il appartient de créer des liens entre des fragments pour voir se développer une approche du monde sans concession et sans repère définitif, une pensée vitale et urgente d’une génération qui va «droit dans le mur mais tête haute». Avec une adresse au public très simple, donc d’autant plus délicate, qui casse les codes du théâtre – même s’il y a du théâtre bien sûr, et aussi du clown, de la marionnette, il y a de la fanfare et toute la poésie protéiforme de Pennequin – Bérangère Vantusso invente une parole scénique kaléidoscopique. Les voix sont comme des corps qui se rencontrent, se quittent, interfèrent et s’entrechoquent, tandis que les corps, entre hors champ à vue et cavité autorisant les disparitions, forment et délitent des compositions graphiques dans l’espace, en une alternance de phases picturales et de phases toniques, jusqu’à atteindre une étonnante introspection collective, d’un nous qui se regarde de plus près, de l’intérieur, un nous avec et non face au public.

ENSAD Montpellier • Gildas Milin

MON CORPS C’EST LE MONDE

Auteur, acteur, metteur en scène, directeur de l’ENSAD de Montpellier et du Hangar Théâtre, Gildas Milin a écrit pour les comédiens issus de l’ENSAD une fiction sur le terrorisme écologique.
Un groupe de jeunes gens atteints, pour la plupart, de maladies environnementales – sclérose en plaques, myofasciite à macrophages, Asperger, fibromyalgie, trouble de l’évolution du développement, troubles neuropsy, etc. – ont commencé à faire le rapprochement entre la destruction de leurs corps et la destruction du monde. Ils ne croient plus à une « transition écologique » qui permettrait de diviser, avant 2050, l‘ensemble des dépenses énergétiques par 6, afin d’éviter l’explosion de la « bombe écologique » : un réchauffement climatique tel, d’ici la fin du 21ème siècle, qu’il mettrait en danger la vie humaine sur terre.
Leur ambition : provoquer des accidents majeurs de façon à bousculer l’humanité et la forcer à lutter pour sa survie avant que n’advienne la “catastrophe ultime” qu’ils envisagent. Leurs attentats visent en particulier les centres d’études et manipulations de souches de virus considérées comme les plus dangereuses au monde du type Ebola, dans le but de créer une attaque biologique de dimension planétaire.
L’action commence alors que les attentats qu’ils devaient lancer ont été déjoués. Ils ont été arrêtés et enfermés par le Bureau de Lutte Anti-Terroriste (BLAT) dans l’attente de leur procès. Une scientifique les accueille dans les sous-sols d’un laboratoire militaire transformé pour l’occasion en prison expérimentale.
Au sein d’une scénographie épurée, quasi-clinique, Gildas Milin conduit ses élèves à développer une énergie collective impressionnante.